L’histoire de la Chevrolet Impala fait figure d’exception dans une boutique qui vend surtout des formes européennes : une silhouette allemande qui n’a pas changé de forme depuis 1963, un aileron britannique qui a traversé deux ères du design, une portière italienne qui s’ouvre volontairement dans le mauvais sens. L’Impala est une berline américaine grand format dont l’histoire ne tient pas au cahier des charges d’un ingénieur châssis, mais au nombre d’exemplaires d’une même voiture que General Motors pouvait construire et vendre. C’est un autre genre d’histoire, et elle mérite d’être racontée selon ses propres termes.
L’histoire de la Chevrolet Impala commence comme une finition, pas une voiture
Le nom apparaît d’abord sur un modèle de salon unique à carrosserie en fibre de verre, présenté au Motorama GM de 1956. Deux ans plus tard, il devient réel : l’Impala de 1958 est la finition haut de gamme de la Bel Air, vendue en coupé deux portes ou en cabriolet, dessinée sous la direction de Harley Earl chez GM. Selon les propres archives historiques de Chevrolet, ce fut la première Chevrolet à proposer des phares doubles et des feux arrière triples — deux détails qui définiraient l’image de la marque pendant des années. Cette première année-là, 55 989 cabriolets et 125 480 coupés furent construits, soit 15 % de toute la production Chevrolet.

1959 : sa propre série
Une finition ne reste pas une finition si elle vend plus que la voiture qu’elle habille. Pour 1959, l’Impala devient une série à part entière, ajoutant des berlines quatre portes et des breaks aux carrosseries deux portes, avec un arrière redessiné — une forme large et plate en « goutte d’eau » qui remplace les feux ronds symétriques de l’année précédente.

La 50 millionième Chevrolet, et un record de ventes que nul modèle n’a égalé depuis
Le 10 juin 1963, une Impala dorée sort des chaînes de l’usine Chevrolet de Tarrytown, dans l’État de New York, en tant que 50 millionième Chevrolet jamais construite, le gouverneur de l’État participant à la cérémonie sur le site de production. Deux ans plus tard, l’Impala de 1965 établit un record qui décrit toujours un moment très précis de l’automobile américaine : plus d’un million d’exemplaires d’un même modèle vendus aux États-Unis en une seule année, un record absolu pour l’industrie.
1977, et le long adieu
Le millésime 1977 emmène l’Impala dans la direction opposée des voitures que cette boutique propose par ailleurs — pas plus grande, mais plus petite. La refonte réduit la taille de la voiture pour la première fois depuis 1958, et elle remporte le titre de Voiture de l’année du magazine Motor Trend pour ce changement. Le nom lui-même ne survit guère plus longtemps : la production de l’Impala originale s’arrête après le millésime 1985. Elle revient à deux reprises — en berline sportive SS de 1994 à 1996, puis en modèle grand public à partir de 2000, une carrière qui s’achève en 2020.
Quel tirage
Le tirage Impala de la boutique n’indique ni le millésime ni la génération qu’il montre, cet article le traite donc comme il traiterait une 911 sans mention de modèle — comme une représentation du nom plutôt qu’une affirmation sur une voiture précise. Ce que la photographie montre clairement, en revanche, c’est la forme que cette histoire décrit : une berline américaine grand format conçue pour le volume, non pour une sous-culture ou un marché de collectionneurs.
Si vous cherchez une voiture de route de la même décennie américaine dont l’année soit réellement consignée, le tirage de la Mustang de 1967 est le seul du catalogue à porter une date précise, et les deux fonctionnent ensemble comme un face-à-face entre la voiture de volume de Detroit et sa voiture de performance.
Les deux sont produites à la commande sur papier mat qualité archive 200 g/m², en giclée pigmentaire à 300 dpi, l’échelle complète des formats figurant sur chaque fiche produit.
À lire ensuite : la BMW E30 M3, construite parce qu’un règlement l’exigeait, et la Mercedes 300 SL, dont les portes répondaient à un problème d’ingénierie, pas à une intention de style.
Questions fréquentes
When did the Chevrolet Impala first come out?
The name first appeared on a 1956 GM Motorama show car, and the production Impala arrived for the 1958 model year as the top trim of the Bel Air, available as a two-door hardtop or convertible. It became its own separate model series in 1959.
Why is it called the Impala?
Chevrolet named it after the African antelope and used the animal as the car's badge - a departure from the numbers and initials used elsewhere in the lineup at the time, and part of why the name outlasted most of its contemporaries.
Was the Impala ever the best-selling car in America?
Yes. The 1965 model year set an all-time US industry sales record of more than one million units of a single model, a figure Wikipedia's production data attributes to the Impala, and it held the position of Chevrolet's top seller for more than a decade.
When did Chevrolet stop making the Impala?
Production of the original nameplate ran 1958 to 1985. It returned twice more: as a high-performance SS sedan from 1994 to 1996, then again as a mainstream sedan from 2000, with 2020 marking the end of that final, longest-running generation.

